▼▶3 collocazioni
| Archivio | Archivio federale svizzero, Berna | |
| Segnatura | CH-BAR#E8812#1998/341#235* | |
| Titolo dossier | BR-Sitzung vom 3. Oktober Nachtrag II 94, Voranschlag 95 (1994–1994) | |
| Riferimento archivio | 1 |
| Archivio | Archivio federale svizzero, Berna | |
| Segnatura | CH-BAR#E4801.2#2004/5#322* | |
| Titolo dossier | Bundesratssitzung vom 3.10.1994 (1994–1994) | |
| Riferimento archivio | 5 |
| Archivio | Archivio federale svizzero, Berna | |
| Segnatura | CH-BAR#E7001D#2005/345#920* | |
| Titolo dossier | -2 Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement BERD / EBRD (1994–1999) | |
| Riferimento archivio | 7776 |
dodis.ch/67535Entretiens du Chef du DFEP, le Conseiller fédéral Delamuraz, avec le Président de la BERD, de Larosière1
Visite en Suisse du Président de la Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement (BERD), M. Jacques de Larosière, le 22 septembre 1994
M. Jacques de Larosière, Président de la BERD a effectué une visite officielle en Suisse le 22 septembre 1994. J’ai eu le plaisir de l’accueillir en ma qualité de Gouverneur suisse auprès de cette institution. M. de Larosière était accompagné de M. J. Reverdin, notre Administrateur à la BERD.2 À part les entretiens directs que j’ai eus avec M. de Larosière en fin de matinée, celui-ci a également rencontré une délégation de Parlementaires en début d’après-midi, suite au déjeuner que j’ai offert en son honneur, et auquel ont pris part les Présidents des Commissions de politique extérieure du Conseil des États et du Conseil National, MM. M. Flückiger et E. Mühlemann, ainsi que le Président du Directoire de la Banque Nationale Suisse, M. M. Lusser, et des représentants du DFAE et de l’OFAEE. M. de Larosière a également fait une visite de courtoisie à M. O. Stich, Président de la Confédération. La journée s’est achevée par un dîner offert par M. de Pury, Co-Président de ABB et membre du Comité consultatif économique de la BERD, et réunissant de hautes personnalités des milieux bancaires et industriels suisses.3
Cette visite, qui était la première depuis l’entrée en fonction de M. de Larosière, visait à resserrer les liens entre la BERD et notre pays. J’ai en particulier remercié M. de Larosière pour l’action énergique et efficace qu’il a menée dès son arrivée pour réorganiser en profondeur la BERD et lui donner une gestion financière rigoureuse.4 À titre d’illustration, la restructuration qu’il a entreprise a permis de réduire le nombre des cadres de quelque 10% (70 personnes), et d’opérer des coupes substantielles dans le budget en supprimant les duplications qu’avait entraînées la création de deux banques parallèles (banque d’affaires et banque de développement). J’ai exprimé à M. de Larosière ma satisfaction pour avoir su rétablir rapidement la crédibilité de la BERD auprès de la communauté internationale, réaffirmant également l’appui de la Confédération à cette institution,5 qui, selon mon interlocuteur, a été à un doigt de la liquidation (menace de retrait du soutien des États-Unis), et dont les activités connaissent maintenant une évolution réjouissante, tant sur le plan opérationnel que sur celui de la mobilisation de ressources additionnelles auprès de sources extérieures de financement, notamment privées.6
J’ai saisi l’occasion de la visite de M. de Larosière pour signer un accord de coopération financière qui permettra de faciliter certaines opérations de cofinancement d’intérêt commun entre la Suisse et la BERD, dans le cadre des instruments financiers à disposition pour notre coopération avec les pays d’Europe centrale et orientale, ou encore dans le cadre de crédits commerciaux garantis par la GRE.7 La BERD en développant ses instruments de financement, a, en effet, ouvert la voie à une coopération accrue avec les agences de garantie de crédit. La signature de cet accord nous permettra d’éviter toute discrimination éventuelle à l’égard d’autres pays signataires, en ouvrant l’accès à l’information et en préservant les intérêts de l’industrie suisse pour des projets particuliers de la BERD qui entrent dans nos priorités.
Nos entretiens ont permis de passer en revue le paysage politique et économique des différents pays de l’Europe centrale et orientale et de la CEI, de constater des différences marquées dans la mise en œuvre des réformes et la transition vers l’économie de marché, les risques toujours possibles de retour en arrière, et donc la nécessité de ne pas relâcher nos efforts communs pour aboutir au plus tôt à des résultats concrets. Dans certains pays l’ouverture apparaît irréversible, et ils semblent avoir passé le seuil critique (Tchéquie, Slovénie, Pologne, Hongrie, Pays Baltes). Les pays de la CEI représentent un défi majeur, notamment la Russie, l’Ukraine, et les pays du Caucase.8 Nos discussions ont porté aussi sur les problèmes auxquels est confrontée la banque, et les mesures qu’elle entend prendre pour étendre sa couverture géographique, notamment dans les pays de la CEI, et pour accroître l’efficacité de son action sur le terrain. Le renforcement de la présence locale (plus de 60 cadres actuellement) constitue un élément majeur de la stratégie opérationnelle de la banque à cet égard. Nous avons également abordé la question de la spécificité du rôle de la BERD et de sa collaboration avec les autres grandes institutions financières actives dans la région (FMI, Banque Mondiale).9
- 1
- CH-BAR#E7001D#2005/345#920* (7776). Cette note d’information du DFEP au Conseil fédéral est probablement rédigée par l’Ambassadeur Jacques Reverdin, Directeur exécutif de la Suisse auprès de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), et signée par le Chef du DFEP, le Conseiller fédéral Jean-Pascal Delamuraz, Gouverneur de la Suisse auprès de la BERD. Elle est distribuée au Conseil fédéral en vue de la séance du 3 octobre 1994.↩
- 2
- Pour la nomination de l’Ambassadeur Reverdin, cf. le PVCF No 2072 du 23 octobre 1991, dodis.ch/57565.↩
- 3
- Pour le programme détaillé de la visite du Président de Larosière, cf. la notice du 20 septembre 1994, CH-BAR#E6100C#2003/394#80* (972.19).↩
- 4
- Suite à des problèmes de gestion financière, le premier Président de la BERD, Jacques Attali, est obligé de démissionner à l’été 1993. Cf. la notice du Délégué du Conseil fédéral aux accords commerciaux, l’Ambassadeur Silvio Arioli, du 28 avril 1993, dodis.ch/69875, ainsi que le télex de l’Ambassadeur Reverdin au Conseiller fédéral Delamuraz du 23 juillet 1993, dodis.ch/69874.↩
- 5
- La Suisse participe aux discussions sur la création de la BERD et y adhère dès sa création, cf. la compilation dodis.ch/C2659.↩
- 6
- Cf. la note d’information du DFEP au Conseil fédéral sur l’assemblée annuelle de la BERD du 19 avril 1994, dodis.ch/67328.↩
- 7
- Framework Cooperation Agreement between the Government of the Swiss Confederation and the European Bank for Reconstruction and Development du 22 septembre 1994, CH-BAR#K1#1000/1480#555* (K1.4488). Cf. aussi le PVCF No 1618 du 19 septembre 1994, dodis.ch/67449. Sur le programme suisse d’aide aux pays d’Europe centrale et orientale, cf. DDS 1994, doc. 44, dodis.ch/67575.↩
- 8
- Sur l’aide financière suisse à la Russie, à l’Ukraine, à la Biélorussie et aux pays de la CEI, cf. le PVCF No 74 du 19 janvier 1994, dodis.ch/64143. Sur la conditionnalité de l’aide au pays d’Europe de l’Est, cf. également DDS 1993, doc. 59, dodis.ch/64511.↩
- 9
- Pour la collaboration de la Suisse avec les institutions de Bretton Woods et les États d’Europe centrale et orientale, cf. DDS 1994, doc. 43, dodis.ch/68204, et doc. 44, dodis.ch/67575.↩
Collegamenti ad altri documenti
| http://dodis.ch/67449 | è la preparazione a | http://dodis.ch/67535 |
| http://dodis.ch/70202 | vedere anche | http://dodis.ch/67535 |
Tags
Organizzazioni economiche multilaterali Coordinamento internazionale della cooperazione con l'Europa centrale e orientale (1989–)

