Abgedruckt in
Diplomatische Dokumente der Schweiz, Bd. 1995, Dok. 36
volume linkBern 2026
Mehr… |▼▶3 Aufbewahrungsorte
| Archiv | Schweizerisches Bundesarchiv, Bern | |
▼ ▶ Signatur | CH-BAR#E8009A#2003/75#21* | |
| Alte Signatur | CH-BAR E 8009(A)2003/75 28 | |
| Dossiertitel | Bundesratssitzung vom 16 .8.1995; 1. Teil (1995–1995) | |
| Aktenzeichen Archiv | 1 |
| Archiv | Schweizerisches Bundesarchiv, Bern | |
| Signatur | CH-BAR#E4801.2#2004/5#374* | |
| Dossiertitel | Bundesratssitzung vom 16.8.1995, Teil 2 (1995–1995) | |
| Aktenzeichen Archiv | 5 |
| Archiv | Schweizerisches Bundesarchiv, Bern | |
| Signatur | CH-BAR#E7001D#2005/345#766* | |
| Dossiertitel | -3 EUREKA- Ministerkonferenz (1994–1997) | |
| Aktenzeichen Archiv | 7214 |
dodis.ch/70387Notice du Chef du DFEP, le Conseiller fédéral Delamuraz1
EUREKA: Conférence ministérielle, le 30 juin 1995 à Interlaken
Le 16 juin 1994, la Suisse se voyait confier la présidence d’EUREKA, initiative européenne dans le domaine de la haute technologie.2 Le 30 juin 1995, la 13ème session de la Conférence ministérielle EUREKA a siégé sous ma présidence à Interlaken.3 Elle a mis un terme aux travaux de notre année présidentielle, dont les principaux résultats sont les suivants:
– 147 nouveaux projets EUREKA ont été approuvés dont 37 comprenaient une participation suisse (17 en 1994), impliquant 54 petites et moyennes entreprises. L’augmentation remarquable de la participation suisse est notamment due aux efforts du comité de patronage suisse EUREKA (présidé par Fritz Fahrni, Président du Groupe Sulzer, et François Loeb, Conseiller national), qui a organisé dans toutes les régions de la Suisse un grand nombre de manifestations.
– La Pologne et la République tchèque ont été acceptées comme nouveaux membres de l’Initiative, portant ainsi à 25 le nombre total d’adhérents à EUREKA.
– La «Déclaration d’Interlaken» a été rendue publique par Georg Krayer, Président de l’Association suisse des banquiers, qui en était à l’origine.4 Il s’agit d’une déclaration d’intention des milieux financiers européens envers les partenaires et surtout futurs partenaires des projets EUREKA. Elle tend à améliorer la compréhension ainsi que la confiance entre ces deux secteurs de l’économie. La «Déclaration d’Interlaken» est un acte d’une grande importance car elle touche un secteur privilégié de l’économie pour lequel la Suisse nourrit beaucoup d’ambitions, à savoir la recherche et la technologie. D’autre part, elle s’adresse essentiellement aux petites et moyennes entreprises dont le rôle économique essentiel n’est plus à rappeler.
– Un rapport d’évaluation de 315 projets terminés a été remis par un groupe d’experts indépendants, permettant ainsi un meilleur «marketing» d’EUREKA.5 Ses conclusions sont très positives et prouvent le succès d’EUREKA. En résumé, ce rapport démontre qu’EUREKA a atteint une excellente vitesse de croisière et est en mesure d’améliorer durablement la compétitivité de l’industrie européenne. Résultat mesurable par le fait que la majorité des sociétés impliquées dans des projets terminés ont commercialement développé les produits ou processus en découlant. Certaines de ces sociétés ont déjà enregistré une augmentation de leur chiffre d’affaires. D’autre part, le degré de satisfaction des participants s’avère élevé: l’augmentation du chiffre d’affaires ne semble pas être le seul critère. En effet, les acquis au niveau technique et l’ouverture de nouveaux contacts sur les marchés sont souvent mentionnés comme des avantages importants. La coopération entre des entités de natures différentes – industries, instituts de recherche, universités etc. se révèle, de plus, très fructueuse. Toutefois, des améliorations sont encore possibles, notamment par une meilleure synchronisation des méthodes de financement au niveau national.
– Le Prix Lillehammer a été remis pour la seconde fois. Il récompense un projet EUREKA dont les résultats semblent particulièrement intéressants pour la protection de l’environnement. Cette année, ce prix a été attribué à un projet dont le partenaire principal est espagnol, comprenant également une participation britannique. En gros, ce projet a permis le développement d’un train urbain à propulsion magnétique.
En résumé, je peux constater que la Suisse a atteint les buts qu’elle s’était fixés dans le cadre de son programme de travail.6 De plus, cette année de présidence lui a permis de prendre des responsabilités au niveau européen dans des domaines importants. En effet, le rôle fondamental de la recherche et de la technologie pour la compétitivité de nos économies n’est plus remis en question; d’autre part, la priorité qu’il convient de donner à nos petites et moyennes entreprises est maintenant comprise, grâce notamment à leur pouvoir d’adaptation et leur capacité à créer des emplois.
La Conférence ministérielle a exprimé et confirmé à plusieurs reprises le succès de l’année de présidence suisse. Notre pays s’est donc montré à la hauteur de sa tâche.
L’année de présidence suisse a pris fin lors de cette Conférence ministérielle et la Belgique a repris le flambeau jusqu’au 28 juin 1996.
- 1
- CH-BAR#E7001D#2005/345#766* (7214). Cette note d’information au Conseil fédéral est rédigée par le Chef du Secrétariat EUREKA du Bureau de l’intégration DFAE/DFEP, Johannes Matyassy, et signée par le Chef du DFEP, le Conseiller fédéral Jean-Pascal Delamuraz. Elle est distribuée au Conseil fédéral en vue de la 24ème séance du 16 août 1995, cf. le procès-verbal de discussion du 4 septembre 1995, CH-BAR#E1003-01#2006/306#3* (322.3).↩
- 2
- À propos de l’année de présidence d’EUREKA de la Suisse, cf. la compilation dodis.ch/C2727.↩
- 3
- Cf. aussi le rapport de la conférence dans le téléx hebdomadaire 28/95 du 10 juillet 1995, dodis.ch/71950.↩
- 4
- Pour la déclaration d’Interlaken, cf. le dossier CH-BAR#E7113B#2002/221#954* (796.125.1).↩
- 5
- Pour le rapport d’évaluation de novembre 1995, cf. CH-BAR#E7113B#2002/221#906* (796.121.1).↩
- 6
- Pour le programme de travail du 26 août 1994, cf. dodis.ch/71848.↩
Verknüpfungen mit anderen Dokumenten
| http://dodis.ch/70805 | siehe auch | http://dodis.ch/70387 |
Tags
Forschung und Entwicklung mit Europa
Bilaterale I: Bildung und Forschung (1993–1999)



