Language: French
20.2.1905 (Monday)
Der schweizerische Gesandte in Wien, F. du Martheray, an den Chef der Handelsabteilung, A. Eichmann
Letter (L)
Die Handelsabteilung soll den in den Vereinigten Staaten niedergelassenen Schweizer Bankier Brunner empfangen, um sich über die Haltung des Präsidenten der USA und der dort tätigen Schweizer Geschäftskreise zu einer schweizerisch-amerikanischen Handelsübereinkunft informieren zu lassen. Nach Ansicht von du Martheray hat die Schweiz von Präsident Roosevelt viel zu erwarten.

Thematische Zuordung Serie 1848–1945:
II. BILATERALE BEZIEHUNGEN
19. Vereinigte Staaten von Amerika
19.1. Handelsbeziehungen
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Printed in

Herbert Lüthy, George Kreis (ed.)

Diplomatic Documents of Switzerland, vol. 5, doc. 62

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Bern 1983

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Cover of DDS, 5

Repository

dodis.ch/42917 Der sch weizerische Gesandte in Wien, F. du Martheray, an den Chef der Handels ab teilung, A. Eichmann1

handschriftlich

Je viens vous dire que j’ai pris la liberté de remettre une lettre d’introduction pour vous à un de nos compatriotes fixé à San Francisco, M. Henry Brunner, Argovien, qui a créé des banques à San Francisco et à New York et qui est considéré aux Etats-Unis comme un homme particulièrement capable et entendu en affaires.

Il se rend en Suisse pour un voyage à la fois d’affaires et d’agrément. Je l’ai engagé à aller vous voir, pensant que ça vous intéresserait de l’entendre et de constater que ses jugements sur la situation faite aux industries suisses aux Etats-Unis par l’absence de traité entre les deux pays ne concordent pas absolument à ceux des industriels suisses de New York qui ont en somme intérêt à l’état de choses actuel qui les garantit contre la concurrence suisse sur certains articles qu’ils fabriquent eux-mêmes aux Etats-Unis. Ainsi que j’en ai acquis l’impression par plusieurs conversations avec le Président Roosevelt, M. Brunner croit lui aussi que les tarifs seront, avant qu’il soit longtemps, l’objet d’une révision, dans le but de combattre les monopoles des «trust». H. Roosevelt a des vues plus larges que beaucoup de Sénateurs et tout en reconnaissant les bienfaits du protectionisme éclairé, nécessaire dans un pays dont le développement économique est encore incomplet et dont les ressources sont incalculables, il est décidé à conclure des traités internationaux de réciprocité. Je crois qu’il serait de bonne politique de ne pas se montrer aussi hostile que le fait l’Allemagne p. ex. Nous avons beaucoup à attendre du Président actuel, tout républicain qu’il soit et malgré l’opposition que lui fait le Sénat (arbitrage p. ex.) - j’ai confiance dans sa tenace volonté. M. Brunner vous dira tout cela et j’espère que cela vous intéressera.

M. Brunner m’a été recommandé chaudement par notre Consul à New York, M. Bertschmann. M’étant tenu durant mon trop court séjour officiel aux Etats-Unis aux instructions de réserve que vous aviez bien voulu me donner, lors de mon départ, j’ai évité vis-à-vis du Gouvernement américain toute démarche et suis toujours resté dans l’expectative, mais je garde l’impression que nos [...]2 ont ouvert les yeux des Américains sur le marché qui est la Suisse pour ceci et que d’autre part et d’une façon générale, les jingos avec leur protectionnisme à outrance ne sont pas du goût du Président lequel dans ce pays peut beaucoup.[...]3

1
Schreiben: E 13 (B) / 240.
2
Fehlendes Wort vom Autor beim Seitenwechsel irrtümlich ausgelassen.
3
Bemerkungen zum Stand der Handelsvertragsunterhandlungen mit Österreich-Ungarn.