Language: French
1.12.1880 (Tuesday)
Der schweizerische Gesandte in Paris, J. K. Kern, an den Bundespräsidenten und Vorsteher des Politischen Departements, E. Welti
Report (R) • confidential
Die Staatsräte Philippin aus Neuenburg und Gavard aus Genf bemühen sich in Paris, die Verhandlungen um die Anschlüsse Morteau-Le Locle und Genf-Annemasse wieder in Gang zu bringen.

Thematische Zuordung Serie 1848–1945:
VI. EISENBAHNEN
4. Die Anschlüsse an das französische Bahnnetz
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Printed in

Erwin Bucher, Peter Stalder (ed.)

Diplomatic Documents of Switzerland, vol. 3, doc. 181

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Bern 1986

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dodis.ch/42160
Der schweizerische Gesandte in Paris, J. K. Kern, an den Bundespräsidenten und Vorsteher des Politischen Departements, E. Welti1

Confidentielle

J’ai l’honneur de Vous annoncer que j’ai eu la visite de MM. Philippin, chef du Département des Travaux publics du Canton de Neuchâtel, & Gavard, chef du Département des Travaux publics du Canton de Genève. Ces Messieurs ont dit s’être rencontrés par hazard [sic!] à Paris, et tenir à profiter de cette rencontre pour s’occuper du raccordement des chemins de fer suisses & français près d’Annemasse & près de Morteau, puisque le Conseil fédéral avait établi une connexité entre ces deux questions.2 – Ils ont dit avoir vu M. Tirard, Ministre du Commerce, qui leur aurait déclaré n’avoir pu s’occuper de cette affaire, à cause de la dernière crise ministérielle & du changement survenu aux Ministères des Travaux Publics et des Affaires Etrangères par le départ de MM. Varroy et de Freycinet; M. Tirard aurait donné à entendre que le raccordement à Annemasse était subordonné à des concessions douanières à faire par la Suisse dans une mesure à déterminer. – M. Philippin a insisté sur le mécontentement que provoquerait, dans les Montagnes neuchâteloises, le prochain achèvement de la ligne de Besançon jusqu’à quelques mètres de la frontière suisse.

J’ai répliqué à ces Messieurs que, dans ma pensée, la Suisse n’avait pas d’intérêt à prendre l’initiative de la reprise des négociations; que c’était à la France, auteur de la condition de la réunion d’une conférence diplomatique devant suivre la conférence technique convoquée à Genève au printemps dernier3, à provoquer la réunion de cette conférence chargée d’étudier les questions douanières ou autres dont on a compliqué la question d’Annemasse; que cette conférence douanière avait été subie par la Suisse & non demandée par elle, en sorte qu’à moins d’ordres formels de la part du Conseil fédéral, il me paraissait qu’à notre point de vue, une attitude passive était, pour le moment, dans la nature des choses.

M. Gavard et M. Philippin sont retournés, paraît-il, chez M. Tirard, & m’ont fait savoir que ce dernier s’était montré disposé à reprendre les pourparlers & à se concerter, dans ce but, avec son collègue le Ministre des Affaires Etrangères.4

1
Bericht: E 13 (B)/92.
2
Das Protokoll einer Konferenz vom 13. 7.1878 in Bern, an welcher unter Leitung von Heer, dem Vorsteher des Eisenbahn- und Handelsdepartements, das Militärdepartement, das Finanzund Zolldepartement, die neuenburgische Regierung und die bernischen Jurabahnen vertreten waren, hält fest: [...] H. Bundesrath Heer schliesst die Conferenz unter Verweisung auf die wegen einer Linie GenfAnnemasse schwebenden Verhältnisse zu Händen der Schweiz. Delegirten. Die Schweiz müsse wünschen, dass Frankreich einer Linie GenfAnnemasse den Anschluss an das savoyische Bahnnetz gewähre; nun lägen aber alle Anzeichen vor, dass Frankreich diesen Beschluss nur gestatten wolle gegen Concessionen, welche schweizerischerseits im Gebiet des Zollwesens zugestanden werden sollten. Nun sollte man die Anschlussfragen nicht mit solchen Zollfragen vermischen lassen; Frankreich soll in Annemasse den Anschluss der schweizerischen Bahnen aus den Rüksichten gestatten, welche Nachbarländer sich ohne anderes schuldig sind; wenn Frankreich das in Annemasse nicht thun sollte, so haben wir auch keine Pflicht, es bei Col des Roches zu thun. [...] ( E 13 (B)/91).
3
Vgl. Nr. 158, Anm. 7.
4
Vgl. dazu den GBer. 1880 (BBl 1881, 2, S. 400-405 und 406-409).