Language: French
13.9.1938 (Tuesday)
L’Attaché militaire de Suisse à Paris, R. de Blonay, au Chef du Service de renseignements de l’Etat-Major général, R. Masson
Letter (L)
Déjeuner avec des militaires français: un passage des troupes françaises à travers la Suisse n’entre pas en ligne de compte; la mobilisation partielle se poursuit normalement; le moment le plus critique sera aux environs des 23-24 septembre, moment où le gros de l’armée allemande serait mobilisé.
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Printed in

Oscar Gauye (ed.)

Diplomatic Documents of Switzerland, vol. 12, doc. 381

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Bern 1994

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Cover of DDS, 12

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dodis.ch/46641 L’Attaché militaire de Suisse à Paris, R. de Blonay, au Chef du Service de renseignements de l’Etat-Major général, R. Masson1

J’ai reçu aujourd’hui à déjeuner le Commandant Siméon, nouvel Attaché militaire à Berne, qui rejoint son poste à la fin de la semaine, et quelques officiers dont le Chef du 2e Bureau.

J’ai l’honneur de vous communiquer les renseignements suivants recueillis à cette occasion:

Le Lt.-Colonel Gauché, au cours d’une conversation avec Mr. de Torrenté, a souligné que la question d’un passage des troupes françaises à travers la Suisse n’entrait pas en ligne de compte.

Ceci est d’ailleurs l’opinion de tous les officiers français avec lesquels j’ai eu l’occasion de causer.

Le Lt.-Colonel de Mierry m’a laissé entendre que la mobilisation partielle commencée se poursuivait normalement. Ceci semble confirmer l’information que je vous ai transmise hier, selon laquelle les mesures partielles prises jusqu’à ce jour tendent progressivement vers une véritable mobilisation.

D’autre part, le Sous-Chef du 2e Bureau a l’impression que le moment le plus critique sera aux environs des 23 et 24 septembre. Ceci correspondrait au moment ou le gros de l’armée allemande serait mobilisé.

Cette même date a été articulée par le directeur des Affaires politiques au cours d’un récent entretien avec Mr. de Torrenté.

Mon interlocuteur estime que la tension actuelle durera, au cas où il ne se produirait rien auparavant, au moins jusqu’au 15 octobre, date prévue jusqu’à nouvel ordre, pour la libération des réservistes et landwehriens allemands.

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Lettre (Copie): E 2300 Paris, Archiv-Nr. 91.